Lieu
La Gare Saint Sauveur 59000 Lille France
Année
Statut
exposition
Collaborations
Emma Cogné, design textile
Literie Bruno Haese, matelassage
Jonas Pamart Palà, construction
Théo Poyer, design graphique
Budget
3 000€
État
terminé
Description du projet

Zerm est invité à participer à l’exposition Usages du monde, présentée du 09 septembre au 08 novembre à la Gare Saint Sauveur dans le cadre de Lille 2020, Capitale mondiale du Design. C’est le troisième volet de la série d’expérimentations thermiques et low-tech “Zermos” qui est exposé. Toujours issu de recherches en matière de performance énergétique et de réhabilitation du patrimoine, ce nouveau dispositif est un lit à baldaquin contemporain.

Le prototype présenté dans cette exposition, trouve son origine dans les travaux d’aménagements réalisés aux Saisons Zéro, projet d’occupation transitoire du Monastère des Clarisses porté par Zerm. Le quotidien y est repensé dans un contexte de crise climatique et prend appui sur la frugalité du mode de vie des sœurs qui l’habitaient. La question du logement et du sommeil y est étudiée et une partie des cellules se trouve convertie en chambre d’auberge. Pour cela, Zerm imagine un système de sous-espace permettant d’atteindre un confort thermique suffisant dans des chambres non-isolées, dont l’aspect historique doit être conservé. L’équipe s’inspire du lit-clos, des hôtels capsule japonais et des lits à baldaquin médiévaux. Cette micro architecture, réalisée en partie en réemploi (bâches et panneaux stratifiés), se décline en lit simple ou double. L’ossature bois est recouverte de couches textiles complémentaires les unes des autres et assurant les fonctions nécessaires à l’espace du sommeil : moustiquaire, isolation thermique et couche opacifiante. Les différentes combinaisons possibles permettent d’adapter les besoins aux contraintes de chaque saison.

Ce dispositif cherche à optimiser la chaleur produite par le corps humain (une moyenne de 100 watt par individu) en réduisant le volume à chauffer. Réduisant les besoins, il permet de limiter les ressources nécessaire à l’obtention d’une température de confort. Au lit à baldaquin s’ajoutent, une série d’objets et de dispositifs thermiques qui accompagnent la réflexion autour d’une architecture frugale. La “cellule thermique”, ainsi renommée, réunit plusieurs artefacts parmi lesquels : un bureau kotatsu, une robe de chambre (ou hanten) équipée d’une poche ventrale pour y disposer une bouillotte, une double-fenêtre, un paravent et un revêtement de sol textile.

Images